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- Echevin du Développement territorial, de la Mobilité et de l'Entretien
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Nicolas Labiouse
Administrateur de la Régionale Visétoise d'Habitations - Président du comité d'attribution
Instituteur
42 ans, célibataire
Président de l’asbl agora
Fondateur et responsable du groupe Tabga
Rue de la Prihielle, 9 - 4600 Visé
Tél. 04/374.23.61 - GSM 0472/09.23.61
nicolaslabiouse@yahoo.fr
Souvent, ceux qui me connaissent un peu, me demandent ce que je fais en politique. La politique et moi, ça ne colle pas à leurs yeux.
C’est vrai si on «a fini par confondre la politique, qui implique un projet à long terme, avec une gestion quotidienne. Par confondre la construction de l’avenir avec le clientélisme, l’intérêt collectif avec l’intérêt particulier, les administrés avec des clients.» (1)
Par contre, je pense que la politique est le ciment de la démocratie. «C’est aussi à chacun d’entre nous, plus prompts à s’anesthésier les neurones, à s’intéresser aux vrais enjeux. Nous sommes davantage portés à rouspéter contre le niveau élevé des impôts qu’à comprendre les arcanes du budget de sa commune, de sa Région, de l’Etat.»(2)
Voilà qui justifie mon petit engagement en politique.
D’autres (ou toujours les mêmes) me demandent alors: «Pourquoi le Cdh?»
Il est vrai que je me sens très proche de l’idéologie écolo: idées nouvelles, concepts et moyens nouveaux, … Bref voilà un parti qui à mes yeux a changé la donne politique et a enrichi le débat sclérosé depuis longtemps.
Il me fallait pousser les portes d’un parti. Poussé par mes amis, et surtout par mon identité chrétienne à laquelle je tiens, j’ai cependant poussé celles du PSC. Le PSC, à l’époque de mes premiers pas en politique, était en pleine crise au niveau national et tout autant au niveau local. PSC qui de ce fait se cherchait une nouvelle identité et qui d’ailleurs était déjà dans les prémices de sa mutation (le nouveau PSC). Cette situation me plaisait. Il y avait là de quoi faire, de quoi créer, sans renier mon attrait pour la cause écolo.
Voilà dans quel état d’esprit, je débarque dans la section locale du «nouveau PSC»: naïf, frais, enthousiaste et rêveur.
La suite, on la connaît: nous sommes, en octobre 2000, KO, relégués une fois de plus dans l’opposition et très très fortement diminués.
J’aurais pu alors quitter le navire, abandonner mes amis dans leur déception. Certains l’ont fait.
Six ans d’opposition (2000/2006) : cela m’a apporté des joies et des désillusions.
D’abord, la joie, la force de rester digne et fier dans la défaite: exercice humain pas si facile.
Ensuite, la joie d’avoir assisté à ce congrès du 18 mai 2002. L’identité chrétienne ne s’affiche plus, mais rien ne m’empêche de la vivre au sein d’un parti qui justement crée un nouveau concept politique: l’humanisme.
La fin du 20ème siècle a eu besoin de l’écologie; le début du 21ème siècle a besoin d’humanisme (et toujours d’écologie).
Une idée nouvelle, un concept nouveau: cela m’enchante.
La joie aussi d’avoir participé à la réorganisation de la section; de faire partie du bureau, lieu où l’on parle de dossiers auxquels au début je ne comprenais rien, mais néanmoins occasion pour moi de participer petitement à une réflexion citoyenne sur des points de la vie communale.
Déception aussi, il faut le dire, et questionnement, parce que là, on se rend compte de certaines limites du jeu politique. Dans quel monde baignons-nous? Quels mécanismes dirigent le monde politique? Quel mode de pensée faut-il avoir pour être électoralement crédible?
Serons-nous capables, une fois dans la majorité (c’est quand même bien notre souhait) de faire autrement? Serons-nous capables de garder nos idéaux, nos valeurs et de les défendre ?
Tel était donc mon état d’esprit à la veille des élections de 2006.
Depuis, nous sommes passés dans la majorité (sans avoir réalisé, il faut le dire, une véritable victoire électorale).
Mais dans la majorité, les choses changent, nous devenons étrangement plus nombreux aux comités ; des nouvelles têtes ou des « anciennes têtes » (re)font surface.
Il faut se partager et organiser les responsabilités ; reformuler notre façon de fonctionner. Ce sont-là quelques défis que nous avons du relever rapidement, des fois facilement, des fois plus péniblement. Apprendre le sens concret maintenant du « compromis avec l’allié ».
Durant ces six années, sans grandes responsabilités de ma part, j’ai pu observer, analyser, participer à la réflexion aux cotés de nos élus. Le tout dans un climat de travail serein retrouvé.
A l’aube de la nouvelle échéance électorale, la question se pose encore : « Rester avec un pied dedans ou y plonger les deux pieds ? ».
J’aime cette formulation de la question, car s’y je dois y mettre les deux pieds, ce ne sera que les deux pieds, c'est-à-dire que je n’y me jetterai pas à corps perdu. Il y a d’autres terrains d’actions que la politique dans lesquels j’aime aussi plonger les pieds.
Disons alors que je serai un être à plusieurs pieds pour essayer de garder bien la tête sur les épaules, hors de l’eau. Et cela, je ne peux le faire, que porter par les autres. C’est pour tout cela que je me porte candidat sur la liste cdh pour ces élections.
Malgré toutes ces questions, je n’ai pas envie d’abandonner là mon engagement. Cela serait trop facile. Que du contraire, fort de ces craintes, simplement veiller à ce qu’il en soit autrement dans les dossiers à travailler.
Travailler sans oublier le projet à long terme, l’intérêt collectif et la construction de l’avenir.
C’est pourquoi je soutiendrai la liste cdH lors des élections communales.
(1) et (2) Le Vif/L’Express 30/12/2005 p.7 Isabelle Philippon